Opération séduction des Français à destination de la Chine

Les entreprises françaises espèrent de belles retombées de la visite de Xi Jinping.
Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping.



C'est en grande pompe que sera signé mercredi, à l'Élysée,l'accord entre l'État français et le groupe Dongfeng pour recapitaliser PSA. Un projet exceptionnel dans l'histoire des relations franco-chinoises, qui sera le temps fort de la visite du président Xi Jinping en France. D'autres grandes signatures, classiques de visite d'État, sont au programme. On attend ainsi de nouvelles commandes d'Airbus, un partenariat industriel dans le domaine des hélicoptères
, ainsi qu'une signature dans le domaine du retraitement des déchets nucléaires pour Areva.


Derrière ces projets symboliques, ce sont des dizaines, peut-être une centaine, d'accords et de coopérations dont les signatures rythmeront à l'Élysée, à Bercy ou dans les entreprises concernées, la visite de Xi Jinping. Ce qui prouve combien l'appel de la Chine reste puissant pour les entreprises françaises. Clairement, les mauvaises statistiques récentes de l'économie chinoise ne tempèrent en rien les ardeurs. «Quand on investit, surtout en Chine, ce n'est pas pour le trimestre qui vient!», s'exclame Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric et président du comité France-­Chine. «Structurellement, la Chine est en croissance forte, portée par l'urbanisation massive de sa population», ajoute-t-il.

Cet enthousiasme est partagé par la quasi-totalité du CAC 40, dont les groupes sont engagés dans des projets parfois immenses dans l'empire du Milieu. De Total, autorisé à investir dans un complexe pétrochimique à 4 milliards de dollars, à Axa, en passant par Renault, récemment autorisé à créer une coentreprise avec Dongfeng, les poids lourds français misent de plus en plus gros sur la Chine.

Montagnes russes

Et ce même si pour certains des meilleurs ambassadeurs tricolores, l'année 2013 a été difficile sur place. Le secteur du luxe et celui des spiritueux ont subi le contrecoup de la politique de sobriété et de lutte anticorruption du nouveau pouvoir. Cela s'est vu par exemple dans les résultats de Pernod Ricard (un chiffre d'affaires en Chine en recul de 18 % au deuxième semestre) ou de Rémy Cointreau. Danone a lui souffert l'an dernier d'un vrai-faux scandale de lait contaminé. Mais Franck Riboud reste à l'offensive: «Il y a des hauts et bas sur cet immense marché», reconnaissait-il en février, mais «le marché pour des produits de qualité reste considérable». Le vin français a connu un trou d'air l'an dernier (- 15 % de ventes en Chine): en représailles des sanctions européennes contre les panneaux solaires chinois, Pékin avait ouvert une enquête sur les importations de vin. La hache de guerre a été officiellement enterrée vendredi.

Mais le marché chinois vaut la peine d'en passer par ces montagnes russes. Chaque point de croissance y représente des milliards de chiffre d'affaires ou des millions de clients selon les secteurs. Un potentiel massif, surtout quand il se compare à l'atonie de la conjoncture française depuis plus de cinq ans. «La Chine représente déjà 15 % de notre flotte installée», explique Jean-Paul Herteman, le PDG du motoriste Safran. «Elle pèsera rapidement 20 % du marché mondial de l'aviation civile. Safran entend donc y développer encore sa présence, ses partenariats et ses coopérations.»

La charcuterie tente l'aventure

Les nuages que l'on a vu s'accumuler au-dessus du ciel chinois ces derniers mois pèsent donc peu dans les décisions stratégiques des groupes français. Le yuan est sous-évalué? Certes. Mais les groupes français apprennent à vivre avec un contexte monétaire chahuté, bien au-delà de la Chine, dans tous les marchés émergents. La bulle du crédit en Chine menace-t-elle d'exploser? À Paris, les patrons relativisent l'impact d'éventuels soubresauts financiers sur la croissance. «Il peut y avoir des bulles, des corrections. Mais l'État chinois a déjà prouvé sa capacité à gérer les difficultés et à contrôler la situation de façon très professionnelle», remarque Jean-Pascal Tricoire.

Xiaoqing Pellemelle, responsable du centre d'échanges franco-­chinois de la CCI Paris Ile-de-France, insiste: «Aller en Chine? La question ne se pose même pas. C'est évidemment oui. Mais cela ne s'improvise pas.»

«Dès lors que les règles du jeu sont claires et partagées, on peut s'engager, créer une dynamique sur le long terme, y compris par du codéveloppement et de la coproduction», témoigne Jean-Paul Herteman. Le business en Chine est affaire de contacts noués dans la durée, plus que de contrats. «Il faut que la relation personnelle se développe concrètement, que le patron y passe, lui-même, du temps», témoigne un expert.

Philippe Germond, le patron du PMU, laboure ainsi le terrain chinois depuis trois ans pour préparer le jour où, espère-t-il, le pays s'ouvrira aux paris hippiques. «Le PMU est une référence mondiale qui pourrait être prestataire de services pour les Chinois. Mais ce sont aussi les courses françaises, prestigieuses, et leurs images, que nous pourrions exporter», explique-t-il.

«Grandes économies du monde, la Chine et la France sont très complémentaires et partagent de larges intérêts communs»

Xi Jinping, président de la République populaire de Chine

L'appel de la Chine ne se cantonne en effet pas aux seules multinationales. Avec de nouveaux marchés qui s'ouvrent, ce sont d'autres entreprises qui viennent y chercher leur croissance. L'an dernier, le Club Med, qui mise de plus en plus sur la clientèle chinoise, a signé un accord pour être racheté par Fosun, en association avec le fonds Ardian.

Dans le cadre de la visite de Xi Jinping, quatre entreprises françaises de charcuterie vont obtenir leur sésame pour la Chine: des jambons de Paris et de Bayonne, des boudins, andouillettes et saucissons secs vont pouvoir tenter de séduire les palais d'une population qui ne les connaît pas mais est sensible au made in France. Ce sont 25 entreprises charcutières qui pourraient bénéficier de cette ouverture d'ici à la fin de l'année, estime Robert Volut, le président de la fédération (FICT).

Les cosmétiques sont eux aussi dans les starting-blocks. Un entrepreneur chinois du e-commerce venu du Guangdong prospecte en France les produits qui alimenteront sa plate-forme.

Source : http://www.lefigaro.fr/ Bertille Bayart - 25/03/2014


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